Préserver la mer, l’autre défi du Monte-Cristo

La plus grande compétition de nage en eau libre d’Europe sera résolument écocitoyenne

Face à la Grande Bleue, Dominique Léna, créateur inspiré de cette fascinante épopée nautique mesure avec plaisir le chemin accompli. Mais, au-delà des belles images, des grandes victoires et des récits émouvants, l’homme d’engagement a désormais décidé de faire de la préservation de mer la priorité d’un événement devenu référence. “J’y ai toujours porté une attention particulière. J’aime la mer et je veux la protéger. Je suis persuadé que nous pouvons encore changer les choses. Que nous arriverons à inverser la tendance d’un ensemble que beaucoup estiment condamné par la pollution”, martèle avec conviction le créateur du défi.

Le vrai déclic intervient en 2018 lorsque Dominique Léna, lors d’un ravitaillement, observe sur les plages du Roucas un immense container rempli de bouteilles plastiques. “Je me suis dit : nous ne pouvons pas continuer comme ça. Il faut trouver d’autres moyens. Après quelques mesurettes en 2020, nous avons donc décidé de passer à la vitesse supérieure et de réduire au maximum notre impact sur l’environnement en devenant véritablement écoresponsables”.

Sur l’eau mais également à terre, le Monte-Cristo va ainsi changer de philosophie. Avec à clé des engagements très clairs et des actions positives. “Fini les tentes. Notre village sera entièrement éco-construit avec des cabanes en bois et des toits réalisés en fibre de coco, détaille Dominique Léna. Nos trophées et médailles seront réalisés à partir de matière plastique recyclée par l’association Sauvage de Manu Laurin. Plusieurs collectes de mégots et de déchets seront effectuées avec le concours de nombreuses associations. Une politique zéro plastique sera aussi appliquée avec la mise en place de 9 robinets d’eau potable et la distribution de gobelets 100 % compostables.” Bref pour préserver mer et littoral, les organisateurs ont décidé de taper fort afin de marquer les esprits. “On ne parle pas là de greenwashing mais de concret. Uniquement de concret, résultats à l’appui. En plus, cela correspond parfaitement à l’état d’esprit des nageurs qui participent au défi”, insiste Dominique.

Quant à la journée du 23 juin, elle sera entièrement consacrée à la Méditerranée à travers un forum baptisé “le temps des solutions” réunissant acteurs et experts. “Le but n’est pas de sauver toutes les mers de la planète mais de préserver notre territoireOn pourrait ainsi imaginer à terme faire de la rade Sud de Marseille une aire marine protégée ou replanter les herbiers de posidonie indispensables à la biodiversité. Je suis en tout cas prêt à m’investir dans ce type de projet. Et si le défi peut servir de vitrine à de telles initiatives je serai comblé”, conclut avec enthousiasme Dominique Léna. Dans son sillage, ils sont désormais de plus en plus nombreux. Sportifs et écoresponsables.

Source : La Provence

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