Mégots de cigarettes et pollution

Mégots de cigarettes et pollution

Présentation

Plus nombreux que les pailles ou les sacs plastique, les mégots de cigarettes constituent le déchet le plus polluant et néfaste pour les océans. Aujourd’hui, ce problème majeur voit de plus en plus le jour et nécessite une vraie prise en charge au niveau mondial.
Les cigarettes en quelques chiffres, c’est :
• 30 à 40 milliards de mégots jetés par terre
chaque année en France dont 40% échouerait
dans la nature.
• 1 725 cigarettes allumées chaque seconde en
France,
• 150 000 mégots jetés par terre chaque
seconde dans le monde entier,
• 1 seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres
d’eau,
• 4 000 substances chimiques, dont certaines sont toxiques voire cancérigènes.

Problème ?

Quelles est la durée de vie d’un mégot ?

Les mégots de cigarettes mettent en moyenne 12 ans pour se dégrader totalement et les filtres mettent quant à eux 1 à 2 ans. Cependant, un certain composant des filtres, appelé acétate de cellulose met près de 10 ans pour se décomposer.

Le poison des poissons…

En plus de sa propre structure composée d’acétate de cellulose, le filtre d’une cigarette contient de nombreuses substances nocives et polluantes lorsqu’il arrive à l’état de mégots. Une fois emportés par le vent ou la pluie, les mégots finissent dans la nature polluant ainsi les eaux de surface et les nappes phréatiques. Lorsque les mégots sont jetés au sol au détriment d’un cendrier, les répercussions sur la nature sont désastreuses, des traces de substances chimiques et nocives, de métaux lourds (plomb, mercure, chrome…) peuvent alors se retrouver dans l’écosystème marin.

D’après une étude, les systèmes reproductifs de plusieurs espèces aquatiques sont touchés même à partir d’une faible quantité de nicotine, de goudron ou toutes autres substances toxiques. Beaucoup plus inquiétant encore, un seul mégot peut suffire à décimer la moitié d’une population de poissons vivant dans un litre d’eau.

Solution ?

Quelles solutions pour limiter la pollution des mégots ?

Lutter contre cette pollution implique de sensibiliser les fumeurs à la question environnementale et également de leur donner les moyens d’adopter de nouvelles habitudes.

Quelques moyens :

Les cendriers urbains permettent de désinciter l’utilisation de poubelles classiques pour des raisons évidentes de risque incendie. De plus, en amont d’une mise en place de cendriers urbains, il est judicieux d’identifier les lieux où ma fréquentation de
fumeurs est importante.

Les cendriers de poche permettent la collecte des mégots de manière individuelle. L’atout principal est de permettre aux fumeurs d’avoir un cendrier portable et faciliter la collecte dans des environnements sensibles comme la plage ou les zones
forestières.

La sensibilisation est aussi un moyen tentant de limiter le jet de mégots par terre. Le but, via des évènements de ramassage par exemple, est de faire développer une culture consciencieuse de l’environnement et inciter aux bons gestes pour jeter son
mégot.

Acteur incontournable ?

Recyclope :
Cette structure, engagée depuis 2013, a pour objectif de redonner une deuxième vie aux mégots de cigarettes, jetés par terre par les citoyens. Ses valeurs principales sont de protéger la nature, valoriser les déchets et initier au concept de développement durable.

Avec les mégots qui finissent en mer, Recyclope a décidé d’agir. Ils développent une sensibilisation au grand public sur les impacts des mégots sur l’environnement, collectent des mégots et les recyclent par la suite.

En effet, Recyclope collabore avec l’usine Spur Environnement qui via l’incinération de ces déchets, va produire de l’électricité pour l’usine. Avec cette méthode, Recyclope a déjà revalorisé 350 kg de mégots en 2020.