Voile à Marseille

Jeux olympiques et voile, toute une histoire !

Voile : ce qui se prépare pour les Jeux Olympiques

La voile est une discipline olympique, depuis les Jeux Olympiques de Paris en 1900. Si depuis cette date, les Dragons, Tornados, planches à voile ou autres supports olympiques participant aux épreuves de voile, ont suivi au plus près l’évolution vélistique moderne, il faut constater que depuis quelques années, c’était pétole au sujet du renouvellement de certains voiliers !

En matière de voile, les avancées technologiques soufflent vite, comme une bonne brise en régate. Pour être à peu près sûr de gagner la course, il faut rester au contact avec le reste de la flotte.

C’est ce qui s’est passé le 4 novembre dernier, lors d’une réunion des membres du World Sailing Council (Fédération Internationale de Voile) à Sarasota en Floride (USA).

Le board a confirmé pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, et donc à Marseille, la présence de 2 nouveaux supports aux épreuves de voile : le kitesurf (probablement à foil, aile profilée qui permet de faire décoller le support au-dessus de l’eau) et surtout un voilier de course au large en équipage.

Comment expliquer cette soudaine bascule de vent ?

Depuis quelques années, si les audiences médiatiques lors des Jeux Olympiques d’été augmentent, certains sports dont la voile olympique n’ont plus trop la côte. Il faut donc rajeunir la pratique ou bien faire rêver le grand public avec davantage de média embarqué. Ajouter à cela, le lobbying de la part de certaines nations dont la course au large (appelée « offshore ») fait largement partie de leur ADN (et qui souhaitent depuis longtemps que celle-ci soit olympique), vous obtiendrez ce résultat.

Bref, c’est bon pour les Jeux Olympiques, la voile avec un grand V et… bon pour la France.

Si cette déclaration est intéressante pour la pratique de la discipline course au large ; quid du voilier !

Que dit la « submission » (annonce) N°058-18 du World Sailing Council pour ce nouveau voilier ?

Il s’agira d’un voilier monocoque sans foils, gréé sloop avec une taille comprise entre 6 et 10 mètres, capable de supporter des vents compris en 4 et 40 nœuds, confié à un équipage mixte de 2 marins pour régater pendant 3 jours et 2 nuits au large.

Mesdames, messieurs les constructeurs et architectes navals à vos ordinateurs pour nous dessiner le meilleur et le premier voilier offshore des Jeux Olympiques… puisque le Figaro 3 (nouveau voilier monotype à foil de Bénéteau) qui était pressenti pour répondre à ce casting ne rentre plus dans les caractéristiques requises de la box-rule.

Alors quel voilier ?

C’est un peu tôt pour se prononcer, mais il est fort à parier que Bénéteau, JComposites, JPK, Pogo ou GForce Yachts sont dans les startingblocks pour présenter leur meilleur modèle, à la conférence du World Sailing Council qui sélectionnera le futur voilier des Jeux Olympiques 2024, en novembre 2019.